Les chercheurs et leur équipe ont réalisé plusieurs percées scientifiques remarquables parmi lesquelles :

  • Grâce à l’analyse phylogénétique des séquences des souches virales circulantes au Québec et en partenariat avec le programme québécois de génotypage de la résistance du VIH qui existe depuis 2001, B. Brenner et M. Roger ont démontré que plus de 50% des nouvelles infections transmises durant la période d’infection aigüe/récente se retrouvent dans des chaînes de transmission regroupant entre 2 et 17 personnes. La mise en évidence de l’importance de la phase aiguë de l’infection dans la transmission du VIH représente une percée majeure dans le domaine.
    • Brenner BG, Roger M, Routy JP, et al. High rates of forward transmission events after acute/early HIV-1 infection. J Infect Dis 2007; 195(7):951-9.
    • Brenner BG, Roger M, Stephens D, Moisi D, Hardy I, Wainberg J, Charest H, Koopman J, Wainberg MA and the Montreal PHI Cohort Study Group. Growth and expansion of HIV-1 transmission clustering in Quebec (2001-2009).
  • Il a aussi été observé que les chaînes de transmission favorisent la propagation de souches résistantes (10%) ou multi-résistantes (3%) qui peuvent persister jusqu’à 10-15 ans après l’infection.
    • Brenner BG, Roger M, Moisi D, et al. Transmission networks of drug resistance acquired in primary/early stage HIV infection. AIDS 2008; 22(18):2509-15.
    • Brenner B, Oliveira M, Moisi D, Routy JP, Roger M, Hardy I, Lalonde R, Wainberg MA and the Montreal PHI Cohort Study Group. Growth and expansion of HIV-1 transmission clustering in Quebec (2001-2009). Spread of HIV-1 Drug-Resistant Sub-epidemics. AIDS
    • Brenner BG, Turner D, Wainberg MA. HIV-1 drug resistance: can we overcome? Expert Opin Biol Ther 2002; 2(7):751-61.
  • Depuis 2004, grâce au support de nos partenaires, les chercheurs du Réseau ont constitué la cohorte HITCH pour étudier les facteurs viraux et de l’hôte favorisant la transmission du VPH pour étudier la dynamique de la transmission des types de VPH entre jeunes partenaires au début d’une nouvelle relation hétérosexuelle stable. Les taux de transmission des génotypes génitaux ont été décrits récemment. Nous avons démontré que le risque de transmission augmente de 50 fois avec un nouveau partenaire sexuel et que les souches de VPH se transmettent principalement au cours des 4 premiers mois de la relation. Nous avons également démontré que le port du condom protégeait partiellement contre l’infection au VPH.
    • Burchell AN, Tellier PP, Hanley J, Coutlee F, and Franco EL. HPV infection in young adult couples in new sexual relationships: the importance of partner's HPV status. Sex Transm Dis 2010; 37:39.
    • Burchell AN, Richardson H, Mahmud SM et al. Modeling the sexual transmissibility of human papillomavirus infection using stochastic computer simulation and empirical data from a cohort study of young women in Montreal, Canada. Am J Epidemiol 2006; 163:534-43.
    • Burchell AN, Winer RL, de Sanjose S, and Franco EL. Chapter 6: Epidemiology and transmission dynamics of genital HPV infection. Vaccine 2006; 24(S3): 52-61.
    • Baken LA, Koutsky LA, Kuypers J et al. Genital human papillomavirus infection among male and female sex partners: prevalence and type-specific concordance. Journal of Infectious Diseases 1995; 171:429-32.
    • Bleeker MC, Snijders PF, Voorhorst FJ, and Meijer CJ. Flat penile lesions: the infectious "invisible" link in the transmission of human papillomavirus. Int J Cancer 2006; 119:2505-12.
    • Burchell AN, Tellier PP, Hanley J, Coutlee F, and Franco EL. Human papillomavirus infections among couples in new sexual relationships. Epidemiology 2010; 21:31-7.
    • Burchell AN, Tellier PP, Hanley J, Coutlee F, and Franco EL. Influence of partner's infection status on prevalent human papillomavirus among persons with a new sex partner. Sex Transm Dis 2010; 37:34-40.
    • La Cohorte de primo-infection a contribué à définir les facteurs viraux et immunologiques mis en jeu au début de l’infection par le VIH. De fructueuses collaborations intra-Réseau ont permis une meilleure compréhension de la pathogenèse du VIH. Pour la première fois, le rôle des récepteurs KIR des cellules NK dans la transmission virale a été mis en évidence.
  • La cohorte VIH-VHC a fait l’objet d’un « Cohort Profile » dans la prestigieuse revue International Journal of Epidemiology.
  • Nos études de génétique virale ont démontré que le polymorphisme de la capside du virus du papilloma humain à haut risque n’est pas associé à la persistance de l’infection ou à la présence d’infection au VIH. Nos études phylogénétiques virales ont identifié les régions hypervariables des VPH qui sont les régions exposées à la pression du système immunitaire et ont révélé que la pression évolutive agit principalement sur les régions non-exposées qui maintiennent la structure tertiaire de la capside.
  • Grâce à la cohorte HIPVIRG, nous sommes les seuls à avoir décrit l’importance clinique de l’infection par un nouveau génotype de VPH, le génotype 97.
  • Nos infrastructures ont permis de démontrer que la charge virale épisomale mais non la charge virale intégrée, était associée à la présence de lésions intra-épithéliales pour les types oncogènes et non-oncogènes et était prédictive de persistance de l’infection. Les formes intégrées du VPH16 sont détectables à tous les stades d’AIN et ce, de façon aléatoire et sans persistance dans le temps. L’intégration du VPH16 n’est donc pas un facteur de progression vers un AIN de haut-grade.
  • La combinaison d’analyse phénotypique, fonctionnelle, génomique et protéomique est possible sur un même échantillon de globules blancs mononucléés et ouvre la possibilité à de nouveaux concepts de recherche de la biologie des systèmes. Les résultats exceptionnels obtenus par notre groupe chez des sujets VIH ont donné lieu à trois (3) publications dans Nature Medicine en 4 ans)