Depuis la fondation du Réseau, les travaux de différentes équipes de chercheurs ont permis de grandement faire avancer les connaissances concernant l’infection, et la co-infection, par le VIH, le VHC et le VPH. Grâce à une approche multidisciplinaire, il a été possible d’étudier la problématique de ces maladies infectieuses sous tous ses angles, dont ceux de la transmission, de la pathogénèse et du vieillissement des participants.
 

Le VIH

Le virus du VIH pénètre dans le corps par voie sexuelle, sanguine ou est transmis de la mère à l’enfant. Ce virus va ensuite envahir certaines cellules du système immunitaire de l'organisme : les lymphocytes T CD4, qui jouent un rôle fondamental dans la défense de l’organisme contre les microbes. Le VIH se développe et se multiplie à l'intérieur de ces cellules, entraînant leur destruction. La destruction des lymphocytes T CD4 conduit à une détérioration du système immunitaire qui ne peut plus remplir son rôle : lutter contre les infections. Les infections associées à une immunodéficience sévère sont baptisées "infections opportunistes" car elles se développent du fait de l’incapacité du système immunitaire à lutter contre leur développement. Le VIH infecte aussi d’autres cellules : les macrophages, certaines cellules nerveuses ou musculaires… Le terme de sida s’applique aux stades les plus avancés de l’infection à VIH, définis par la survenue de l’une ou de plusieurs des infections opportunistes ou cancers liés au VIH. Un grand essai clinique bien conçu du nom de START vient de confirmer (2015) que les personnes séropositives peuvent réduire considérablement leur risque de progresser vers le sida, de souffrir de maladies graves non liées au sida et de mourir si elles commencent tôt la thérapie anti-VIH, c’est-à-dire lorsque leur compte de CD4+ est encore relativement élevé.

Le VHC

L'hépatite C (VHC) est un virus qui s’attaque aux cellules du foie et qui entraine l’inflammation de ce dernier. Il s’agit d’une des hépatites dites virales. Ce virus est présent dans le sang d’une personne infectée et fait partie des maladies à déclaration obligatoire. Il peut demeurer vivant environ 5 à 7 semaines à l’air libre. À long terme, il peut y avoir des conséquences très graves, telles que la cirrhose et dans certains cas, le cancer du foie. Ce virus peut demeurer des dizaines d'années dans l'organisme sans aucun symptôme apparent. Pendant ce temps, la personne infectée peut transmettre le virus à d'autres sans le savoir. Les nouveaux médicaments (2015) réussissent à guérir l’hépatite C chez un plus grand nombre de personnes.

Le VPH

Le virus du papillome humain (VPH) est un virus très répandu et ce, de façon universelle. Certains types de VPH vont préférentiellement infecter la peau, d’autres, les muqueuses. Un certain nombre sont responsables des verrues cutanées et génitales, alors que d’autres types causent des pré-cancers et cancers invasifs des organes génitaux et de la gorge des hommes et des femmes. Deux nouveaux vaccins préviennent les infections par certains types les plus répandus. Il n’existe pas de traitement spécifique anti-viral, mais uniquement des traitements contre les lésions induites par les VPH.

Depuis la fondation du Réseau, les travaux de différentes équipes de chercheurs ont permis de grandement faire avancer les connaissances concernant l’infection, et la co-infection, par le VIH, le VHC et le VPH. Grâce à une approche multidisciplinaire, il a été possible d’étudier la problématique de ces maladies infectieuses sous tous ses angles, dont ceux de la transmission, de la pathogénèse et du vieillissement des participants.